Livret A, LEP… Cette règle du 19e siècle qui pénalise le montant des intérêts de vos placements

Dans de nombreux pays, les intérêts des comptes d'épargne s'accumulent au quotidien, offrant une mise à jour instantanée des gains des épargnants.

Optimiser la rémunération de l’épargne en france : l’ère du calcul en temps réel #

Contrairement à cette pratique, en France, les rendements des livrets d’épargne sont calculés toutes les deux semaines, une contrainte qui retarde la jouissance des intérêts accumulés jusqu’à la fin de l’année.

Cette méthode, moins avantageuse pour l’épargnant, met en lumière l’importance d’adopter des systèmes plus réactifs dans le calcul des intérêts.

Un horizon lumineux pour les livrets réglementés #

Les taux d’intérêt attrayants des livrets réglementés, tels que le Livret A à 3% et le LEP à 5%, continuent de captiver de très nombreux Français.

Plus de 80% de la population choisit ces options pour sécuriser leur épargne de précaution.

Dans un contexte où l’inflation connaît un ralentissement, à 2,9% en février 2024, ces taux offrent un rendement réel avantageux, redevenant positif pour le Livret A pour la première fois depuis 2021, avec le LEP franchissant le seuil des 2%.

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Les règles du jeu : un héritage bicentenaire favorisant les banques #

La « règle des quinzaines », spécifique à la France, trouvant ses racines dans l’histoire du Livret A créé il y a plus de 200 ans, reste en vigueur malgré l’avènement de la technologie. Les banques, devenues au fil du temps de véritables entités technologiques, sont contraintes par des règlements datant, pour certains, de mai 1969. Ces dispositions réglementaires imposent le calcul bimensuel des intérêts pour les livrets d’épargne conventionnels et autres comptes spécifiques à chaque banque.

Cette situation perdure, notamment en raison d’un manque d’appel public à la modernisation du calcul des intérêts. Les banques, ayant intérêt à maintenir le statu quo, ne montrent guère d’enthousiasme à évoluer vers un calcul quotidien qui serait plus profitable pour les épargnants.

Pourtant, des initiatives passées, bien que n’ayant pas rencontré un large succès, ont montré la possibilité d’adopter des systèmes d’intérêts calculés au jour le jour. Les épargnants, quant à eux, ne semblent pas prioritiser ce changement, bien que cela puisse maximiser leurs intérêts.

La focalisation actuelle se porte plutôt sur l’ajustement des formules de calcul du taux du Livret A pour mieux refléter l’inflation, mettant en lumière les perspectives et les priorités de l’épargne française.

Bien que le mode de calcul actuel des intérêts soit ancré dans une tradition séculaire, l’évolution vers une méthode quotidienne pourrait offrir des avantages tangibles pour les épargnants.

La convergence des pratiques internationales vers un calcul en temps réel mérite une attention accrue, dans l’intérêt des détenteurs de livrets d’épargne en France.

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