Réfléchir au-delà des livrets réglementés : les alternatives pour optimiser votre épargne

Un lecteur de Capital nous interroge sur l’opportunité d’ouvrir un Compte Épargne Logement (CEL) lorsque ses autres comptes d’épargne réglementés atteignent leur plafond. Cette question soulève la possibilité d’autres solutions lorsqu’il n’est plus possible d’augmenter son épargne grâce aux produits réglementés classiques.

Les limites du CEL comme alternative aux livrets d’épargne réglementée #

Pour comprendre la situation de Jean-Pierre qui nous écrit, il est important de rappeler les caractéristiques et les rendements des principaux supports d’épargne réglementée. Le Plan d’Épargne Logement (PEL), le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) et le Livret Populaire Plus (LPP) sont tous soumis à des plafonds et offrent différents taux d’intérêt.

Dans le cas de Jean-Pierre, ses livrets réglementés étant déjà maxés, ouvrir un COS pourrait-il être intéressant ? La réponse est nuancée. Bien qu’il soit possible de détenir simultanément un PEL et un CEL dans la même banque, cette option présente plusieurs inconvénients.

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  • Tout d’abord, le taux de rémunération d’un CEL ouvert en 2024 est limité à 2%, ce qui est nettement inférieur aux taux d’intérêt de 3% offerts par le Livret A ou le LDDS.
  • De plus, contrairement à ces livrets, les intérêts générés par un CEL sont soumis à l’impôt sur le revenu depuis 2018. Selon votre tranche d’imposition, votre rendement net pourrait être réduit à 1,4% au mieux après déduction des prélèvements sociaux et de l’impôt sur le revenu.

Des alternatives aux livrets réglementés pour diversifier son épargne #

Face à la faible rentabilité du CEL, plusieurs options se présentent pour les épargnants cherchant à optimiser leur épargne lorsqu’ils ont atteint les plafonds de leurs livrets réglementés :

  • Les comptes d’épargne à taux majoré : Contrairement au CEL, ces comptes offrent des taux d’intérêt supérieurs avec des rendements nets compris entre 1,75% et 2,33%, incluant le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU). Cela peut représenter une alternative avantageuse pour ceux qui cherchent à placer leur épargne sans prendre de risque.
  • Les dépôts à terme : Si vous êtes prêt à immobiliser votre épargne pendant une période déterminée (généralement entre 1 et 5 ans), les dépôts à terme peuvent offrir des rendements intéressants en fonction de la durée de placement choisie.
  • L’assurance-vie investie en fonds euros : Cette solution présente l’avantage de garantir le capital investi, tout en offrant une rentabilité potentielle supérieure aux livrets réglementés sans contrainte de plafond. Cependant, il est important de prendre en compte les frais d’entrée et de gestion associés à ce type de placement.

Peser les avantages et les inconvénients des différentes solutions

Chacune de ces alternatives présente ses propres avantages et limites en termes de rendement, de fiscalité et de liquidité. Il est essentiel de bien comprendre vos objectifs d’épargne et votre appétence au risque pour déterminer la ou les solutions les mieux adaptées à votre situation.

En conclusion, si vous avez déjà atteint les plafonds de vos livrets réglementés, ouvrir un CEL peut ne pas être la meilleure solution en raison de son faible rendement net et de sa fiscalité moins avantageuse que celle des autres supports d’épargne mentionnés ci-dessus. Il est donc recommandé d’envisager des alternatives telles que les comptes d’épargne à taux majoré, les dépôts à terme ou l’assurance-vie investie en fonds euros afin de diversifier et optimiser votre épargne.

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